Un beau cadeau à tous



Le vison d’Amérique est encore présent dans certains coins retirés de l’île de Montréal, dont l’écoterritoire de la rivière à l’Orme. (Photothèque)

Le vison d’Amérique est encore présent dans certains coins retirés de l’île de Montréal, dont l’écoterritoire de la rivière à l’Orme. (Photothèque)

Elizabeth Caron
Publié le 2 Janvier 2008
Publié le 15 Septembre 2010
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Agrandissement de l’écoterritoire de la rivière à l’Orme

Sujets :
Conseil de l’agglomération de Montréal , Coalition verte , Roche , Territoire de Sainte-Anne-de-Bellevue , Sainte-Geneviève , Pierrefonds

Le 18 décembre, les maires réunis au conseil de l’agglomération de Montréal ont voté en faveur de la création d’un parc d’une superficie d’environ neuf hectares. Située en partie sur le territoire de Sainte-Anne-de-Bellevue, cette région est décrite comme « un écosystème forestier exceptionnel » par David Fletcher, de la Coalition verte. Avec cette résolution, l’écoterritoire de la rivière à l’Orme s’agrandit afin de créer une zone d’une biodiversité remarquable. D’une superficie de 800 hectares, la zone protégée comprend maintenant un réseau de parcs, dont le Cap-Saint-Jacques, le parc agricole du Bois-de-la Roche (L’Île-Bizard, Sainte-Geneviève et Sainte-Anne-de-Bellevue), le bois Angell (Beaconsfield), des terres de la Société générale de financement, le parc-nature de l’Anse-à-l’Orme et d’autres zones de conservation (Pierrefonds).

L’ensemble de ces espaces naturels contribue à créer le plus grand parc de la province. Chacun de ces espaces offre des habitats particuliers propres à la survie de nombreuses espèces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens.

« Si on le protège, ils vivront »

Parmi les espèces d’arbres de la nouvelle zone à protéger, on compte de beaux spécimens de chênes, de hêtres, de caryers et de tilleuls. L’érable noir Acer nigrum, un proche parent de l’érable à sucre retrouvé sur les calcaires de Montréal, demeure une espèce rare dans la province. De plus, les habitats variés abritent de petits mammifères, dont le vison, pour qui l’eau est essentielle à sa survie et des représentants des amphibiens, comme la grenouille des bois. Quant aux plantes, on retrouve des espèces en danger à cause d’une cueillette intensive, comme le gingembre sauvage. D’autres espèces fragiles peuplent la région et sont désormais les rares représentants de la flore printanière québécoise, comme le trille rouge. (Photo Elizabeth Caron)

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