Photographe aux Hebdos du Suroît depuis sept ans, Daniel Cuillerier vit des moments palpitants ces jours-ci. Le 14 novembre au Musée, il procédera au vernissage de son exposition, Mines d’art. Pour l’occasion, 11 visages de femmes photographiés par l’artiste orneront les murs de ce bâtiment patromonial, construit il y a plus de 150 ans. « J’ai choisi des femmes avec qui j’ai développé des affinités au fil des ans, confie le photographe. J’aime ce qu’elles font. Toutes celles à qui j’ai fait une demande ont dit oui. »
Onze femmes, douze d’artistes. Ces 11 femmes ont en effet ajouté leur grain de sel à l’exposition, réinterprétant leur photo selon leur technique de prédilection. Ici une sculpture; là une toile pour accompagner les portraits. Partout, des portraits et des autoportraits offerts aux yeux des curieux.
Au commencement... une photo de Michel PilonIl y a plus d’un quart de siècle, Daniel Cuillerier, feuilletant le cahier « Perspective » de La Presse, est tombé sur une photo de Michel Pilon. « C’est à ce moment que je me suis dit que ce serait le fun d’être photographe. Je ne savais pas que ça pouvait être un métier », raconte-t-il.
Après avoir étudié en foresterie, il a plongé dans la photo au cégep... et n’est jamais remonté à la surface depuis. Embellissant les pages des Hebdos du Suroît semaine après semaine, il pose et propose, cette fois-ci, un regard artistique sur son sujet. « C’est un peu épeurant parce que c’est différent de ce que je fais au journal, évoque-t-il. Dans ce projet, ce sont mes goûts, mon sujet; c’est moi qui choisis l’endroit, les éclairages. Je suis tout nu là-dedans! »
Avec des petits bouts de DanielDaniel Cuillerier sera peut-être nu, mais il ne sera pas seul. Car, en plus de parcourir les visages de 11 femmes, le visiteur appréciera les réalisations artistiques que ces femmes auront faites à partir des photos. « Onze femmes avec des petits bouts de Daniel, c’est épeurant! caricature le photographe. C’est toujours un petit fantasme, d’avoir une exposition solo, de montrer ce qu’on fait et qui l’on est par rapport à ce qu’on fait. »
Daniel Cuillerier a choisi méticuleusement ses cadres pour entourer ses portraits de femmes. Abhorrant l’homogénéité, il a parcouru les antiquaires pour trouver les bons cadres, « de vieux cadres maganés », comme il les appelle, pour mettre ses photos en valeur.
Cette démarche artistique, le photographe aimerait bien la transporter ailleurs, dans les centres ou les maisons de femmes, peut-être. Avant de souhaiter bon voyage à cette exposition, le visiteur aura jusqu’au 23 janvier pour apprécier le regard d’un photographe, d’un ami et d’un homme à qui des milliers de gens de Vaudreuil-Soulanges ont dû sourire pour agrémenter les merveilleux textes de journalistes!
Bien entendu, les œuvres de ce groupe des onze (Johanne Ducharme, Myriam Gaudry, Annick Gauvreau, Annouchka Gravel Galouchko, Manon Labelle, Isabelle Lauzon, Anne-Marie Léveillé-Shields, Ginette Malouin, Johanne Pepin, Nathalie Plouffe et Martine Therrien) ajouteront une dimension artistique unique à l’exposition. D’ailleurs, le principal intéressé découvrira en même temps que tout le monde le travail de ses pairs. Le vernissage de cette exposition aura lieu de 14 h à 16 h le dimanche 14 novembre.
Le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges dévoile tous ses secrets au 431, avenue Saint-Charles à Vaudreuil-Dorion.




