Qui a prétendu que le Titanic était insubmersible? Le navire était-il plus insubmersible que ceux de son époque? Pourquoi les vigies n’ont pas aperçu l’iceberg à temps? Aurait-on pu sauver le navire après la collision? Dans cet ouvrage, on obtient la réponse à ces questions.
Ceux qui liront ces lignes diront peut-être « Voyons donc! Tout a été dit à ce sujet. » Or, de l’information erronée a été rapportée au sujet du naufrage du Titanic, notamment dans le film de James Cameron en 1997. On se souviendra entre autres de la fameuse quatrième cheminée crachant sa fumée de plus belle alors qu’elle était factice et seulement esthétique. À l’époque, plus un navire arborait de cheminées, plus il paraissait puissant.
Le film de James Cameron a fasciné Luc Lauzon. C’est en y relevant plusieurs erreurs du genre qu’il a décidé de rétablir les faits. « Rassuré par la publicité de la White Star prétendant que le Titanic était insubmersible, le capitaine Smith a foncé à vitesse maximale afin d’établir un nouveau record de vitesse pour la traversée de l’Atlantique. Après la collision avec l’iceberg (bien représentée dans tous les films), il a informé tous ses officiers de la gravité de la situation et son unique opérateur radio a immédiatement envoyé un SOS. L’opérateur radio Harold Cottham a capté le message de détresse. C’est pourquoi le Carpathia est arrivé le premier à la position indiquée par le SOS », raconte Luc Lauzon, ajoutant qu’il s’agit de croyances.
La vérité? « D’abord, un incendie a fait rage à bord du Titanic. Malgré le manque flagrant de canots de sauvetage, ces derniers n’ont été remplis qu’à 60 % de leur capacité. Les passagers ne se sont pas rués vers les premiers canots disponibles : ils étaient plutôt réticents, et les officiers ont dû faire preuve de persuasion pour les convaincre d’y monter. Le canot numéro un a été mis à l’eau avec seulement deux femmes à bord. Deux jours après le désastre, certains journaux affichaient encore à la une que tous les passagers avaient été sauvés », explique Luc Lauzon. Qui dit mieux?
En 2009, il a visité l’exposition Titanic à Montréal. Il dit avoir apprécié sa visite, mais a quand même noté quelques erreurs ici et là.
Une passion innée
La vie réserve parfois de drôles de hasards. Comment une passion peut-elle naître chez une personne? « Ma marraine est née en 1912, quelques mois après le naufrage du célèbre paquebot de la White Star, de dire Luc Lauzon. Je m’intéresse donc au Titanic depuis toujours. En 1977, je suis devenu membre de la société américaine Titanic Historical Society. D’ailleurs, pour le tournage du Titanic en 1977, James Cameron a fait appel aux dirigeants de cette société en tant que consultants. »
Autre hasard : l’année de la naissance de Luc Lauzon, en 1949, le dernier des paquebots à quatre cheminées, l’Aquitania, est envoyé à la casse et le navire de croisière Noronic est la proie des flammes à Toronto. Enfant, Lucas Lauzon échappe à la noyade dans des eaux glacées. « À neuf ans, mes parents m’ont amené à Montréal pour une croisière de quelques heures sur le fleuve Saint-Laurent. Sur le pont du Island King, mon attention portait sur les canots de sauvetage. Encore un épisode qui s’est ajouté à ma passion pour les navires », raconte l’auteur.
En 1977, il fait l’acquisition d’un modèle réduit du célèbre navire. Mais c’est dans la boîte du fabricant d’Entex (un décongestionnant) qu’il trouve un bout de papier qui changera sa vie : une invitation à joindre la Titanic Historical Society. Cette société américaine perpétue la mémoire du Titanic et de ses contemporains. Luc Lauzon ne perd pas de temps : il remplit le document et devient membre de cette organisation.
Son ouvrage est en vente en ligne par la Fondation littéraire Fleur de Lys de Laval, au http://www.manuscritdepot.com/a.lucas.1.htm. On y trouve une courte biographie (avec photos). Il est possible de télécharger gratuitement un aperçu du livre.
Pourquoi Tania? La fille unique de Luc Lauzon se prénomme Tania. La similitude entre les noms Tania et Titanic ne peut être accidentelle, n’est-ce pas?




