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La version de la Municipalité

L’hôtel de ville de Saint-Zotique, rue Principale.

L’hôtel de ville de Saint-Zotique, rue Principale.

Publié le 20 Juillet 2012
Publié le 20 Juillet 2012
Christopher C. Jacques  RSS Feed

Le directeur général et la mairesse répondent d’une seule voix

Saint-Zotique – Alors que des opposants critiquent la gestion municipale sur plusieurs points, le directeur général Jean-François Messier et la mairesse Gaëtane Legault partagent un point de vue bien différent.

Sujets :
Ministère des Transports du Québec , Service de l’urbanisme , Rue Principale , Saint-Zotique

Les Hebdos du Suroît ont tenté de joindre la directrice du Service de l’urbanisme de la municipalité, Anick Courval. Toutefois, à cause de la politique municipale de Saint-Zotique qui interdit aux employés municipaux de s’adresser aux médias au nom de leur employeur, c’est le directeur général qui a exposé la position zotiquienne. Cette mesure n'est pas exceptionnelle, elle s'inscrit dans le cadre plus large du code d'éthique gouvernemental, même si la plupart des municipalités vaudreuil-soulangeoises n'ont pas emboîté le pas en ce sens. Selon le directeur général et la mairesse Legault, le projet de fermer une partie de la rue Principale afin de permettre l’ouverture des 5e et 6e Avenue a été lancé pour répondre aux demandes du ministère des Transports du Québec (MTQ). Au dire de Jean-François Messier, la Municipalité « a fait ses devoirs dans ce dossier ».

Toujours selon le directeur général, la Municipalité a besoin de se développer, car elle attire beaucoup de nouveaux résidents en raison de sa qualité de vie et de son taux d’imposition foncière. La mairesse Legault affirme quant à elle que son plan est de faire augmenter la population afin de maintenir la qualité des services et des infrastructures. Elle ne veut pas que Saint-Zotique soit obligée d’augmenter son taux d’impôt foncier comme d’autres villes l’ont fait.

Au sujet de la crainte des commerçants du côté coteaulois de la rue Principale de se voir pénalisés par la fermeture du tronçon, la mairesse affirme qu’elle « respecte beaucoup ces gens, mais croit que personne n'en mourra ». Jean-François Messier partage cet avis, déclarant qu’il ne voit pas comment ces commerçants pourraient être pénalisés.

Questionnée sur les axes de développement de la municipalité au terme des travaux, la mairesse Legault croit que la 20e Avenue pourrait être une option. Or, son développement immobilier est ralenti par des négociations entre l’administration et les promoteurs concernant la répartition du coût d’installation des infrastructures.

Rappelons qu’avec l’interdiction de circuler, c’est la Municipalité qui assumera les coûts de l’enlèvement de l’asphalte et de l’aménagement d’un espace vert.

Enfin, Jean-François Messier rappelle qu’il ne veut pas nuire aux promoteurs ni aux différents intervenants, mais avoue être fatigué d’être « le bouc émissaire, le gros méchant » dans ce dossier. Même son de cloche de la part de la mairesse, qui estime que son équipe fait un « travail exceptionnel ».

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