Pour Justin Arcand, président de l’Association générale étudiante du Collège de Valleyfield (AGÉCoV), la décision du Parti québécois (PQ) d’annuler la hausse des droits de scolarité constitue une véritable victoire pour le mouvement étudiant.
« Pour la première fois depuis 2007, l’étudiant universitaire ne subira pas de hausse des frais de scolarité », déclare-t-il.
De plus, il estime que cette décision n’est pas étrangère aux contestations étudiantes du printemps : « Le mouvement étudiant a réussi à se faire entendre et à forcer l’élite politique à revoir la hausse des droits de scolarité. »
Par ailleurs, l’étudiant rappelle que, dans le monde occidental néolibéral, peu de mouvements sociaux ont remporté une telle bataille.
Malgré la décision du PQ, la mobilisation étudiante se poursuivra pour défendre la gratuité scolaire. Le PQ est en faveur de l’indexation des droits de scolarité, une position qu’il défendra lors du sommet sur l’éducation. Le mouvement étudiant compte donc profiter de ce sommet pour réclamer encore une fois la gratuité scolaire.
Une manifestation à cet égard se déroulera aujourd’hui au centre-ville de Montréal.
Loi 12Pour Justin Arcand, l’abrogation de la loi 12 (mieux connue sous le nom de projet de loi 78) constitue une nouvelle rassurante. « Cette loi fonctionnait surtout par la peur, juge-t-il. Désormais, les gens participeront davantage aux actions qui allaient à l’encontre de cette loi. »
Le président de l’AGÉCoV rappelle toutefois que cette loi a été bien peu respectée depuis son entrée en vigueur, tant par les étudiants que par les autorités policières.
La session d’hiver du Collège de Valleyfield se terminera la semaine prochaine. L’AGÉCoV tiendra en octobre des assemblées générales. Elle élira alors un nouveau conseil.



