En début de séance, la mairesse Géraldine T. Quesnel a fait le point sur l’avis d’ébullition effectif depuis le 4 juin. Elle a d’abord lu un extrait publié dans le Jaseur, le bulletin municipal, du 1er septembre. Puis elle a indiqué à l’assistance que, le 5 septembre, la Ville a reçu du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) une demande de données complémentaires. Ces 21 points auxquels les ingénieurs municipaux doivent répondre feront l’objet d’une analyse du MDDEP. Il en découlera la création de nouveaux plans et devis.
« Je tiens à vous dire que nous sommes très au fait de la situation puisque nous subissons les mêmes inconvénients, a indiqué la mairesse. Nous avons tous le même problème. »
Au cours de la période de questions, Ghyslain L’Heureux, l’instigateur d’une pétition sur l’eau potable et d’un rassemblement tenu la semaine dernière, a expliqué sa démarche aux élus. Après avoir fait du porte-à-porte, il a constaté que les citoyens ne comprenaient pas réellement la situation.
« Pour la plupart des citoyens, les informations publiées dans le Jaseur sont du chinois, a-t-il déclaré. Des citoyens m’ont mentionné qu’ils voulaient plus de transparence de la Ville quant aux travaux réalisés et aux échéances de ceux-ci. »
Le citoyen a par la suite demandé au conseil municipal d’accentuer les pressions auprès du MDDEP afin de faire avancer plus rapidement les travaux.
« Présentement, toutes les démarches que vous m’indiquez, nous les avons respectées, a répliqué Géraldine T. Quesnel. Le ministère, lui, marche avec des rapports d’ingénieurs. »
Une citoyenne a aussi demandé au conseil municipal de fournir aux résidents plus d’information sur l’avancement des travaux. « L’eau potable est quelque chose d’élémentaire. Vous pourriez indiquer à l’endos des papiers que vous distribuez ce qui a été fait depuis le dernier avis, a-t-elle lancé. Comment se fait-il que personne n’ait pensé à ça avant? Nous sommes privés d’eau potable depuis trois mois. »
Retour à l’ordre du jour
Une trentaine de minutes plus tard, la mairesse a mis fin aux discussions sur le sujet afin d’entamer l’assemblée ordinaire. Un citoyen a néanmoins maintenu son point, mais a rapidement été interrompu.
« J’ai une séance régulière et j’ai été suffisamment respectueuse pour vous offrir de vous donner les explications d’emblée pour éviter que vous ayez à écouter tous les points de cet ordre du jour, a-t-elle déclaré. J’ai une obligation du code municipal de tenir une séance régulière du conseil ce soir. »
Un autre citoyen a malgré tout demandé des précisions à la mairesse, qui a ajourné la séance pour 10 minutes.



