Le conseiller Pierre Giroux, ayant déposé son rapport de dépenses électorales la veille au président des élections et directeur général de la municipalité, Jean-François Messier, a pu siéger lors de cette séance où le dossier de la fermeture d’un tronçon de la rue Principale est revenu sur le tapis.
En effet, des résidentes ont soumis au conseil municipal et au directeur général une pétition de 1229 signatures réclamant la révision du projet. La mairesse Gaëtane Legault s’est dite satisfaite de voir des citoyens s’engager de la sorte, et Jean-François Messier a souligné qu’il comptait relancer le ministère des Transports du Québec sur cette question.
Un conseiller dans l’embarras?
Le conseiller municipal du siège numéro cinq, Pierre Chiasson, a voulu éclaircir auprès de ses collègues les raisons qui ont poussé Jean-François Messier à déposer une plainte à son endroit au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT). Le fonctionnaire a été avare de commentaires, arguant que le bureau du ministère a accusé réception de la plainte et que celle-ci porte sur un bris du code d’éthique dont s’est prévalu la Municipalité. Pierre Chiasson aurait contrevenu au règlement municipal en s’adressant aux médias.
La période de questions et la séance se sont terminées brusquement lorsqu’un citoyen a questionné le conseil et le directeur général sur les motifs de la plainte à l’égard de Pierre Chiasson. Visiblement excédée, la mairesse Legault a lancé : « Votre temps de parole est terminé. Goodbye! L’assemblée est levée! »
Caroline St-Pierre, porte-parole du MAMROT, souligne que son ministère tient à ce que les municipalités se dotent d’un code d’éthique et de déontologie, mais que la base qui leur est proposée ne limite pas le droit d’expression des élus et des employés municipaux.



