En matinée, le défenseur de l’environnement a livré la conférence Le défi du XXIe siècle : établir les vraies conditions minimales devant près de 2000 étudiants. Plus de 13 000 élèves de la Commission scolaire Lester B. Pearson avaient accès à la conférence en direct sur le web.
S’il sait qu’il est impossible de changer du jour au lendemain les habitudes de la société, David Suzuki tente de conscientiser les gens. « On doit essayer, a-t-il dit. Quelle autre option avons-nous? »
David Suzuki est un communicateur et un vulgarisateur scientifique qui, par ses nombreuses séries télévisées, sensibilise les gens à l’importance de l’environnement et à la fragilité de la planète.
« Je suis ravie d’accueillir David Suzuki au collège, a déclaré la directrice générale du cégep, Ginette Sheehy. Le moment est si bien choisi alors que nous célébrons l’ouverture de notre nouveau pavillon des Sciences et des technologies de la santé, qui, nous l’espérons, sera certifié LEED or. La communauté collégiale a depuis le début de ce projet demandé à ce que le pavillon soit un édifice vert, et nous l’avons entendue. »
Pour l’environnementaliste, ce bâtiment est un exemple à suivre. « Je tiens à féliciter le Cégep John-Abbott pour cet édifice », a-t-il lancé.
Le pavillon présente des caractéristiques uniques qui le différencient d’une construction traditionnelle. Qui plus est, sa conception architecturale est inspirée du paysage environnant, plus particulièrement d’un arbre, le ginkgo biloba. « Plier l’édifice autour d’un arbre existant cristallise la réalité d’une science préoccupée par la nature et l’humain », a d’ailleurs souligné Gilles Saucier, architecte de Saucier et Perrotte, firme conceptrice du bâtiment.
Par ailleurs, l’édifice propose aux étudiants, depuis chaque étage, des vues imprenables sur le magnifique campus et le lac Saint-Louis. Il est en effet complètement vitré. De plus, c’est de son escalier qu’on accède au plus beau paysage, une idée de l’architecte, qui a voulu inciter les jeunes à emprunter les marches plutôt que l’ascenseur. Le pavillon de plus de 112 000 pieds carrés (sans compter les couloirs et les salles de bain) offre donc à ses visiteurs un environnement près de la nature.
Financement
Un bâtiment d’une telle envergure engendre des coûts substantiels. Bien que le gouvernement y ait contribué financièrement, plus de la moitié des 43 millions de dollars qu’a coûté la construction serait assurée par le cégep, sa fondation et des investisseurs. Selon David McAusland, avocat réputé et président d’honneur de la campagne de capitalisation Building Futures de la Fondation du cégep John-Abbott, cela en dit long sur la bonne gestion des finances de l’établissement.
Pour obtenir plus de détails sur ce pavillon, rendez-vous sur Vaudreuil-Soulanges.tv.



